ITW // Le collectif je shoote RAW

Allez une spéciale sur le blog, on accueille pas un photographe ce soir, mais 13 d’un coup ! Ils font partie du collectif « Je shoote RAW » qui réuni une foule hétéroclite de talents, chacun avec son style et son humour. C’est parti je leurs cède le micRAW :

Allfortof

Age : 36ans…déjà !

Pratique la photographie depuis : 3 ans

Amateur ou Pro : Amateur

Spécialité : Paysage, Archi, Paris est mon terrain de jeu préféré

« Tu la veux celle la ? » faite lors des 7 semaines de mauvais temps sur Paris… Je cherchais un truc original pour ma photo de profil, j’ai un côté moqueur, et un côté gueulard…on va mettre ça sur la même photo tiens !

Si j’ai bien compris, tu est le fondateur de Je Shoot RAW. Veux-tu nous bien expliquer la genèse du collectif ?

J’ai pris l’initiative de créer ce groupe car j’en avais marre tous les jours de chercher les nouveaux post de mes coupains. Je me suis dit :

– Tu as plusieurs détraqués dans ton entourage, fous de photos, avec un style bien à eux, perchés comme moi, mais avec une patte perso, leur goût bien défini, reconnaissables ! Pourquoi pas leurs proposer un mélange des genres et poster nos exclus au même endroit, préparer des shooting ensemble, s’entraider pour la technique, la retouche, et bien déconner tout simplement ?

Nous étions 9 le 1er jour et avons estimé que certains manquaient à l’appel, et avons clôture notre dossier à 13 ! Chiffre culte pour beaucoup, qui ne représente rien de précis pour nous si ce n’est que nous resterons quoi qu’il arrive liés comme les 13 fous de raws que nous sommes. Pas de nombrilisme, pas de chef, pas de prise de tête. Beaucoup de franchise dans nos critiques, ce qui nous permet à tous de progresser et de nous remettre souvent en question. Des sorties à 5h du mat pour croiser un lapin sur les quais de Seine, ça n’a pas de prix ! Lire la suite

ITW // Les Montréalais Benjamin Von Wong et Erwan Cloarec

Desert Queen

J’ai le grand plaisir d’accueillir en interview les Canadiens Benjamin Von Wong et Erwan Cloarec. Ayant eu la chance de les rencontrer en mai dernier à Paris, je voulais à tout prix les passer à la moulinette des questions. Même s’ils n’ont eu le temps de donner suite à ma requête qu’à leur retour à Montréal, ils ont réussi à prendre quelques minutes dans leur agenda surchargé entre mariage, montage, post-traitement et autres occupations. Merci à eux deux, parce que ce sont quand même des types géniaux !

Salut Erwan, qui es-tu ?

Salut, je m’appel Erwan Cloarec, je suis Franco-canadien. 24 ans. Je suis en train de finir un Bachelor en Sciences politiques et Histoire à l’Université de Mcgill à Montréal.

Ta passion pour la vidéo, comment es-tu tombé dedans?

J’adore le cinema et les arts visuels. Ce qui m’attire, c’est la possibilité de raconter des histoires et rassembler des émotions. J’ai vraiment commencé à faire des vrais projets video quand j’étais au lycée. Avec un ami on a fait un court-metrage : ‘‘Le jour de la Masse » dont la production a duré presque un an (écriture, réalisation et montage).
C’était très amateur, mais chaque plan était réfléchis dans un contexte pseudo- philosophique :D. Après ce film j’ai réalisé qu’il fallait que je continue à raconter des histoires à travers le médium de la camera.

Aujourd’hui je me considère toujours amateur, mais j’essaye de rendre un travail plus propre et professionnel.

Est-ce que c’est un hobby plus accessible ou plus ardu que la photo ?

Accessible, oui absolument. Si on parle d’un point de vue matériel, on a pas besoin de débourser des fortunes. Grace à la révolution HDSLR, on peut maintenant faire de la video très pro avec un entrance level camera si on sait comment exploiter son potentiel.

La question touche plutôt l’approche créative. Et à ce niveau la photo et la video ne sont pas comparable :
Je vois ça comme ça: la photo et la video sont deux manières distinctes de raconter une histoire. Un peu comme l’eau est capable d’être vapeur et glace, la photo c’est un peu comme la glace, et la video c’est la vapeur. Ils ont tout les deux les mêmes propriétés pourtant sont indéniablement unique dans leur mouvement dans l’espace.

J’aime faire des films car je suis constamment mis au défi créativement. Que ce soit avant le film, pendant que je filme ou après lors du montage. Je suis constamment en train de me poser la question, ou est l’histoire, ou est l’histoire, ou est l’histoire? 

C’est fantastique car il y a une myriade de manière de raconter une histoire et en même temps c’est difficile car on ne sait jamais si on a réuni tous les éléments nécessaires.

La video c’est 100% préparation et en meme temps 100% improvisation.

This world of mine

A toi Ben, dis-moi quand et pourquoi tu es venu à la photographie ?

Je suis tombé dans la photo un peu par hasard… Je travaillais dans les mines de Nevada comme ingénieur et durant ce temps j’ai eu un beau p’tit breakup avec une jolie demoiselle… Je me suis dit que si je ne me trouvais pas un bon passe-temps, j’allais virer fou. En me demandant ce que j’allais faire j’ai eu l’idée de prendre des photos des étoiles et je me suis pointé au Wal-mart du coin pour m’acheter un Point & Shoot … that was in November 2007. Lire la suite

ITW // Christian Brun : Photographe de presse

Finale de l’Euro M-17 feminin et Les a-cotes du match Islande-Espagne. Ici la joueuse espagnole Alexia Segura Putellas(G) en duel avec la joueuse Icelandaise Thorbjorg Aradottir Irunn (D). Ce jeudi 28 juillet 2011. au stade de Colovray a Nyon © Christian Brun, 24 Heures

La semaine passée, je vous ai présenté le CV d’un photographe de presse. Son nom est Christian Brun, alias Kyklik sur la toile. Comme vous connaissez déjà son parcours (si ce n’est pas fait, cliquez vite sur le lien), je vous propose qu’on rentre dans le vif du sujet :

Salut Christian, alors comment se déroule ton quotidien ?

En permanence le téléphone peut sonner, je ne l’éteins jamais, tente de répondre avant la troisième sonnerie, prends la commande qui en général vient aussi par e-mail. Je fais les appels aux contacts au plus vite pour bien comprendre ou affiner les rendez-vous, souvent je vais sur le web pour comprendre qui sont les acteurs du reportage ou simplement pour voir leur tête et les reconnaitre sur le terrain. Toujours essayer d’arriver en avance, voir une heure avant pour le sport pour éviter les bouchons formés par les spectateur et pour avoir les feuilles de match avec la listes des joueurs afin de mettre les bons noms sous les bons joueurs dans les légendes, ça a son importance 🙂
Après c’est la cerise sur le gâteau, on regarde dans le viseur de son boitier et quand c’est joli on appui sur le bouton.
Puis c’est là qu’il faut tenter de ne pas stresser, il faut envoyer les images au plus vite pour les agences, au fur et à mesure du match pour le sport et c’est assez rageant d’entendre la clameur du public suite à une belle action alors qu’on est en train d’éditer ses images, du coup beaucoup de photographes envoient depuis le bord du terrain avec le risque de se ramasser un ballon voir un Puck sur l’ordi , dans le matos ou dans la figure. Si si ça arrive…

Nyon . 12 juin 2005 , Stade de Colovray, Rugby, Tournoi du Léman.
Matchs des Benjamins: Rumilly (rouge) contre le Pays de Gex (bleu). ©Christian Brun Lire la suite

ITW // Doumai Vision : flasheur

Extrait d’une séance client Baby Vision

Ce soir j’accueille Dominique Casanova, aka Doumai. Co-fondateur du collectif Strobi, il a un peu moins de cheveux que Niko Vallet. Qu’à cela ne tienne, il vient partager sa passion avec nous pour le portrait et les flashs avec nous.

Salut Dom, j’ai longtemps cru que tu t’appelais vraiment Doumai Vision…

Hahahah…Doumai qui ? Connais pas ! Lol
En faite, mon vrai nom est Dominique CASANOVA, mais dès le début j’ai souhaite avoir un nom “d’artiste”..lol C’est ma marque de fabrique !
Un peu Geek, un peu chauve, un peu photographe, et toujours très sympa 😉
Je suis un passionné d’images, mais aussi de musique, de snowboard, et de plein de trucs de d’jeuns ! J’ai 35 ans, marié, et papa d’un petit garçon de 5 ans. Je réside en région parisienne depuis toujours, malgré mes origines méditerranéennes de l’ile de beauté. Je mesure 1m73, yeux bleus et blond à forte poitrine… Là je pense que vous savez tout !

Portrait en lumière naturelle. Lire la suite

ITW // Madame Oreille : voyageuse photographe

USA : dans la Death Valley, Mars 2011, un lieu très étonnant où les pays changent très vite !

Madame Oreille est une voyageuse photographe. Ou alors l’inverse. Elle aime partager ses aventures et ses images au travers de son blog super beau et super fourni ! Mais aujourd’hui, elle nous en apprend un peu plus sur elle :

Aurélie, tout d’abord pourquoi Madame Oreille ?

C’est un vieux pseudo, en réalité. Mes amis m’appelaient Oreille au collège, une blague d’ados, parce que ça ressemblait à mon prénom… Du coup, je l’ai gardé pour le net. J’ai rajouté le Madame parce que mes avatars sont rarement très féminins !

D’accord, et quoi d’autre veux-tu nous dire de toi ?

Je pense que je vais en dire bien assez dans les lignes qui vont suivre ^^

Es-tu d’abord une voyageuse ou une photographe ?

C’est compliqué, parce que j’ai découvert les deux en même temps, et je ne pratique pratiquement plus l’un sans l’autre. Je ne pourrais pas voyager sans appareil et photographier influence forcément ma façon de voyager : profiter des bonnes heures de la journée… Pour autant, j’essaye de garder des moments sans photo et d’apprécier parfois les lieux à travers mes lunettes plutôt qu’à travers un viseur !

Écosse : sur les rives d’Oban, entre Noël et le 1er de l’an, en 2009. Il faisait un froid de canard et le temps de finir quelques poses longues, j’avais les pieds dans l’eau. Là, on est content d’avoir de bonnes grosses chaussures !

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ITW // Laurent Gilliéron : Chef photographe adjoint chez Keystone

Switzerland’s Didier Cuche celebrates as he is the winner of the overall downhill world cup at the FIS Alpine Ski World Cup finals, in Parpan – Lenzerheide, Switzerland, Wednesday, March 16, 2011. (KEYSTONE/Laurent Gillieron)

Laurent Gilliéron a un parcours plutôt atypique pour un photographe, c’est-à-dire qu’il a étudié et diplômé en photographie avant d’en faire son métier.
Passant sa vie à couvrir les événements qui font l’actualité de la presse suisse, je l’avais accompagné une fois sur le terrain le temps de deux week end. Aujourd’hui il nous plonge dans son quotidien :

Salut Laurent, alors que veux-tu bien nous dire de toi ?

Je suis agé de 36 ans, marié, 2 enfants, je suis actuellement chef photographe adjoint pour l’agence Keystone pour laquelle je travail depuis plus de douze ans, je suis photographe professionnel depuis plus de quinze ans. J’ai notamment couvert des événements tels que : le Forum de Davos, l’Euro 2004 et 2008, les Jeux Olympique d’hiver à Turin en 2006 et à Vancouver en 2010, plusieurs étapes des différentes expéditions de Mike Horn, la Coupe de l’America en Nouvelle-Zélande, certains déplacements du Président de la Confédération (rencontre entre Samuel Schmid et Ariel Sharon en Israel, Pascal Couchepin et Hosni Mubarak en Egypte, Bill Clinton à Genève), divers matchs de foot de l’équipe Suisse à l’étranger en Russie, à Chypre, à Dubaï. Cependant, mon quotidien se déroule le plus souvent en Suisse tant au bord d’une patinoire pour un match de hockey, un terrain de football ou de basket, qu’aux Nations Unies à Genève, ou encore devant les scènes des festivals de Montreux et Nyon.

Israeli Prime Minister Ariel Sharon, left, speaks with Swiss President Samuel Schmid, right in the Jerusalem offices of the Israeli leader, in Jerusalem, Israel, Wednesday, March 16, 2005. Schmid arrived in Israel on Tuesday for a two-day official visit. (KEYSTONE/POOL/Laurent Gillieron)

Quand et comment es-tu venu à la photographie ?

J’ai attrapé le virus de la photographie en accompagnant mon père au bord des terrains de football dès l’âge de dix ans, mon père était un passionné de photographie qui en a fait ensuite son métier. Ensuite, j’ai débuté mon parcours professionnel par un apprentissage d’employé spécialisé en photographie chez Atelier Image SA qui consistait en trois domaines de la photographie (portrait en studio, laboratoire argentique et vente), puis j’ai effectué un second apprentissage de photographe chez Yves Ryncki, à Lausanne. Ce dernier m’a permis de me familiariser avec les prises de vue en studio et les cameras grand format. Je suis ensuite devenu assistant à l’école photographie de Vevey durant une année. Et c’est seulement après cette expérience  que je me suis initié au reportage et à la photo de presse, en étant employé par l’agence de presse ASL, à Lausanne, durant deux ans. Depuis 1999 je travaille pour Keystone, d’abord pendant six ans, au bureau de Genève et depuis six ans au bureau de Lausanne. Actuellement, j’occupe la fonction de chef photographe adjoint  ce qui me permet de gérer avec le chef photographe les 20 photographes employés chez Keystone.

One hundred people, approximably 50 women affected by breast cancer and 50 accompagnants, coming from 19 countries, climb on the top of the Breithorn mountain, 4164 m above sea level, in solidarity with women affected by breast cancer, in Zermatt, Switzerland, Saturday, September 17, 2011. Accompanied by more than twenty professional mountaineers, this group of people climb the eastern access to the summit of the Breithorn, 4164 m above sea level in solidarity with women affected by breast cancer. (KEYSTONE/Laurent Gillieron)

Keystone est la plus grande agence de presse en Suisse, une soixantaine de collaborateurs y travaillent permettant la transmission des photos de ses vingt photographes. Ces images sont prises dans toute la Suisse et à l’étranger (pour les sujets ayant un lien suisse), elles sont transmises à environ septante journaux nationaux. Keystone possède de nombreux accords avec des agences de presses mondiales telles qu’AP et EPA, ce qui explique qu’une  image prise par un photographe de Keystone puisse paraître dans des journaux du monde entier. Lire la suite

ITW // Tchebytchev : Macrophotographe

« The green flamingo » ou « Le Flamant Vert », entre macro et abstrait, j'ai voulu donner un peu de vie à cette mousse de foret.. Pas de bidouillages au niveau des couleurs, juste un contre jour avec des plantes d'arriere plan colorées, une surexposition à la prise de vue et le tour est joué !

Quand j’étais petit, je passais des heures dans les champs à attraper des sauterelles dans un vieux bocal de confiture et j’avais un véritable don pour trouver les trèfles à 4 feuilles. Mais pour tout vous dire, la macrophotographie d’insectes est une discipline que j’admire mais qui ne m’a jamais plus attirée sur le terrain.
Pour peut-être y remédier, j’accueille Tchebytchev, un spécialiste du genre qui a daigné répondre à mes questions entre deux réanimations au CHU de Nice :

Salut Tcheby, alors que veux-tu bien nous dire de toi ?

Salut Régis !

Pour me présenter un peu je dirais que je suis un jeune étudiant en médecine Niçois, fasciné par l’image, la peinture (même si ma culture y est plus que limitée…), mais aussi par la nature.

Par tout ce qui peut toucher émotionnellement n’importe quel être humain en fait !

« Citrus » couleurs naturelles, surexposition à la prise de vue

Quand et comment es-tu venu à la photographie ?

J’ai commencé la photographie il y a à peu près 2 ans de ça lors d’un voyage en Bretagne. Les paysages y sont magnifiques, la météo toute particulière, la nature tellement présente… je ressentais le besoin de saisir ces moments.
J’ai donc économisé pour me payer mon premier reflex dans les mois qui ont suivi, puis me suis dirigé spontanément vers ce que j’appellerai la « photo plein air » à savoir le paysage, la proxi-macro et la macro. Lire la suite